Mercredi 29 Avril 2009 - Deuxième jour
Avant de m'endormir, alors que le soleil se couche, j'entends de drôles de bruits.
Je me demande bien ce que c'est... on dirait un chat ou un chien. Vraiment bizarre. Je ne sors pas la tête de la tente mais il me semble que le bruit vient de 200 mètres de là tout au plus, juste au dessus...
Je ne le sais qu'aujourd'hui mais il s'agissait vraisemblablement d'un lynx ! Il y en a apparemment une grosse vingtaine de spécimens qui vivent actuellement dans les Vosges...
Sinon la nuit est excellente, bien que assez fraîche (5°C mini durant la nuit). Heureusement mon sac de couchage fait bien se boulot et je n'ai pas besoin de sortir mon pyjama !
Je me réveille vers 6h30, le temps est gris mais les oiseaux ont tout de même choisi de faire un concert en l'honneur du soleil qui est debout depuis un moment, lui. Je rêvasse tranquillement jusqu'à 7h00, puis je prends je fais chauffer de l'eau à l'extérieur sans quitter mon duvet. Au menu : céréales avec lait en poudre, puis thé vert pour finir de se réveiller.
J'arrive enfin à émerger, je m'habille et je pars "faire de l'eau" à nouveau sur la source un peu au-dessus. Une fois tout le matériel dans le sac à dos, il est 8h00. Je décide de couper à travers champs pour rejoindre le GR qui passe par Le Bonhomme, en espérant trouver une rivière afin d'y faire ma toilette matinale.
Je la trouve un peu plus loin, l'eau est fraîche mais ça stimule bien !
Je me demande bien ce que c'est... on dirait un chat ou un chien. Vraiment bizarre. Je ne sors pas la tête de la tente mais il me semble que le bruit vient de 200 mètres de là tout au plus, juste au dessus...
Je ne le sais qu'aujourd'hui mais il s'agissait vraisemblablement d'un lynx ! Il y en a apparemment une grosse vingtaine de spécimens qui vivent actuellement dans les Vosges...
Sinon la nuit est excellente, bien que assez fraîche (5°C mini durant la nuit). Heureusement mon sac de couchage fait bien se boulot et je n'ai pas besoin de sortir mon pyjama !
Je me réveille vers 6h30, le temps est gris mais les oiseaux ont tout de même choisi de faire un concert en l'honneur du soleil qui est debout depuis un moment, lui. Je rêvasse tranquillement jusqu'à 7h00, puis je prends je fais chauffer de l'eau à l'extérieur sans quitter mon duvet. Au menu : céréales avec lait en poudre, puis thé vert pour finir de se réveiller.
J'arrive enfin à émerger, je m'habille et je pars "faire de l'eau" à nouveau sur la source un peu au-dessus. Une fois tout le matériel dans le sac à dos, il est 8h00. Je décide de couper à travers champs pour rejoindre le GR qui passe par Le Bonhomme, en espérant trouver une rivière afin d'y faire ma toilette matinale.
Je la trouve un peu plus loin, l'eau est fraîche mais ça stimule bien !
Au village pas grand chose à voir, à cette heure-ci il n'y a pas grand monde...
Ça monte ensuite assez fortement et je reprends assez vite un peu d'altitude.
Au bout d'une heure depuis le village, j'arrive à l'étang du Devin, qui ressemble plutôt à une vaste mare.
Ça monte ensuite assez fortement et je reprends assez vite un peu d'altitude.
Au bout d'une heure depuis le village, j'arrive à l'étang du Devin, qui ressemble plutôt à une vaste mare.
On trouve également pas mal de vestiges allemands datant de la Grande Guerre. Il s'agit surtout de points de ravitaillement, on est assez loin encore du front avec ses tranchées.
Cet édifice sert aujourd'hui d'abri pour les randonneurs, on y trouve des tables et des chaises. Aux murs quelques affiches expliquent les conditions de vie des soldats à cet endroit.Il commence à pleuvoir une sorte de crachin pas très agréable, mais en marchant ça se passe bien. Je continue de monter et je croise un local peu bavard qui redescend.
J'arrive à la Roche du Corbeau, un lieu en hauteur où parvenait un téléphérique allemand, remontant les munitions vers le front. Toute cette logistique me paraît aujourd'hui effrayante, ces bâtiments témoignent aujourd'hui de cette première guerre industrielle...
Je passe les 1200 mètres d'altitude et maintenant c'est la neige fondue qui tombe. Cela contribue encore plus à la dureté du paysage qui m'entoure alors : barbelés, tranchées refermées, postes de tirs aménagés dans les rochers, trou d'obus encore visibles dans le sol... Je suis dans les tranchées allemandes et je suis vraiment ému, impressionné. J'imagine les soldats sous le feu ennemi, dans des conditions hivernales sans doute très difficile, surtout avec le matériel rudimentaire de l'époque. Grosse impression de gâchis quand on voit tout cela.
Je repars assez vite car il fait assez froid avec la neige qui continue de tomber, et je bascule sur un col, le côté français du front.

La neige est encore bien présente à cette altitude. Heureusement j'ai pris des chaussures hautes étanches, ce qui me permet de marcher longtemps dans la neige. Sur la photo, j'étais tout de même bien content que le GR5 parte sur la droite en descente vers le Col du Calvaire (pas très joyeux tout ça !)
Après cette séquence émotion, j'attaque maintenant la partie qui sera la plus belle de toute ma traversée. Cela début par une montée très raide sur les crêtes au dessus du Lac Blanc. Cette montée est magnifique, car sans quitter le lac des yeux on prend beaucoup de hauteur et le spectacle est vraiment magnifique. Dommage que la météo ne soit pas au rendez-vous !
Je rejoints dans la montée une hollandaise qui parcours elle aussi le GR5 en solitaire, sauf qu'elle est partie du Luxembourg et qu'elle compte arriver jusqu'à la Méditerranée ! Elle m'a l'air bien motivée en tout cas, on dirait bien qu'elle sait ce qu'elle veut. Elle s'est un peu plus chargé que moi pour son long périple mais me dit qu'elle prévoit tout de même pas mal d'arrêts dans les fermes auberges qui jalonnent le GR5, afin de se ravitailler facilement et de s'y offrir quelques nuits confortables.
Étant plus léger, je passe devant elle et la distance assez vite, si ce n'est quelques pauses pour prendre le paysage en photo...
Je rejoints dans la montée une hollandaise qui parcours elle aussi le GR5 en solitaire, sauf qu'elle est partie du Luxembourg et qu'elle compte arriver jusqu'à la Méditerranée ! Elle m'a l'air bien motivée en tout cas, on dirait bien qu'elle sait ce qu'elle veut. Elle s'est un peu plus chargé que moi pour son long périple mais me dit qu'elle prévoit tout de même pas mal d'arrêts dans les fermes auberges qui jalonnent le GR5, afin de se ravitailler facilement et de s'y offrir quelques nuits confortables.
Étant plus léger, je passe devant elle et la distance assez vite, si ce n'est quelques pauses pour prendre le paysage en photo...
J'arrive enfin sur la crête au dessus du lac et je me retrouve avec une grande steppe très ventée sur la droite et un long précipice rocheux sur la gauche sur une douzaine de kilomètres.
Au dessus du Lac Vert, on retrouve la falaise, qui se recouvre par endroit de neige. L'altitude est d'environ 1330 mètres et je resterai à ce niveau jusqu'en milieu d'après midi le long de la crête. Le vent est glacial mais je n'ai pas froid, je regrette juste de ne pas avoir prévu de cache col.
Je m'arrête grignoter un bout de saucisson et quelques fruits secs le midi dans un endroit protégé par le vent, avec la vue vers la vallée. Je vais devoir reprendre un peu d'altitude en montant sur le Hohneck à 1363 mètres avant de redescendre sur le village de Metzeral.Le chemin longe la corniche au dessus du vide et avec le vent et la neige c'est très impressionnant. Surtout que de grosses fissures apparaissent dans le sol juste au dessus. Pas téméraire pour deux sous je tente parfois de m'éloigner du précipice en emprunte d'autres voies. En approchant du sommet du Hohneck, il faut même parfois éviter la neige qui camoufle encore complètement le sentier...
J''arrive enfin au sommet du Hohneck, le deuxième sommet des Vosges, avec ses 1364 mètres. Quelques touristes sont là à profiter de l'auberge située en bord de route. Il y a un joli panorama mais compte tenu du vent et de la faible visibilité, je ne m'attarde pas et je redescends par le versant Sud, plus protégé par le vent.
La descente vers Metzeral est assez longue (on redescend à 490 mètres) mais absolument magnifique. Les sentiers sont très bien aménagés, on doit notamment emprunter de nombreux ponts en bois très bien aménagés.
Arrivé à Metzeral il est près de 16 heures et il serait dommage de s'arrête de marcher si tôt... je fais donc le tour du village, remplis ma gourde sur la place de la Mairie. Je passe me ravitailler à l'épicerie du coin et en profite pour m'offrir un goûter avec des gâteaux au chocolat, quelques kiwis et fruits secs pour la route. Je repars après un long arrêt retrouver le sentier vers Mittlach (prononcer "Mite Lard" !).
En réalité, arrivé à Mittlach je suis assez lassé par le dénivellé plat et je commencer à chercher un lieu pour planter ma tente. Je cherche très longtemps le lieu idéal : loin des habitations, proche d'une rivière sur un endroit plat... Je ne trouve que très tard mon futur nid du côté de Mittlach Le Haut, c'est pas trop tôt car je commence à avoir des ampoules aux pieds. Je me dépêche de monter la tente et perd une sardine, catapultée par l'élastique du toit... Un morceau de bois la remplacera sans problème. Le repas est pris rapidement (parmentier lyophilisé... humm moyen !) car je suis pressé de m'endormir.
En réalité, arrivé à Mittlach je suis assez lassé par le dénivellé plat et je commencer à chercher un lieu pour planter ma tente. Je cherche très longtemps le lieu idéal : loin des habitations, proche d'une rivière sur un endroit plat... Je ne trouve que très tard mon futur nid du côté de Mittlach Le Haut, c'est pas trop tôt car je commence à avoir des ampoules aux pieds. Je me dépêche de monter la tente et perd une sardine, catapultée par l'élastique du toit... Un morceau de bois la remplacera sans problème. Le repas est pris rapidement (parmentier lyophilisé... humm moyen !) car je suis pressé de m'endormir.
La nuit tombe, et j'entends à nouveau les cris de la veille... Incroyable ! Aurai-je été suivi ?
Bilan de la journée : 48 km en 11 heures
Le Bonhomme - Mittlach
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